GLOBAL DAY OF ACTION AGAINST OPEN-PIT MINING // JOURNEE MONDIALE CONTRE LES MINES À CIEL OUVERT

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GLOBAL DAY OF ACTION AGAINST OPEN-PIT MINING

ET

APPEL

JOURNEE MONDIALE CONTRE LES MINES À CIEL OUVERT


The methods and technology used in open-pit mining operations causes the destruction and exhaustion of the planet’s ecosystems. Removing forest cover, destroying soils, contaminating both running water and underground reservoirs, dividing communities, bribing officials, threatening, blackmailing, and violating human rights are all common practice for open-pit mining projects around the world.

The mining industry has a long history in Mexico. The region’s mineral wealth was one of the main motives behind European conquest in the 16th century. As in other indigenous lands around the world, mining was of utmost importance for the colonial powers but for the indigenous communities themselves, it meant injury, death, environmental destruction, and impoverishment. Despite a long struggle for land and the eventual victory of the Mexican Revolution of 1910, this historical injustice persists to this day. Today’s colonial powers are the mostly Canadian mining companies who continue to extract resources from the Global South as well as from Canada’s own indigenous peoples.

In contrast with its self-proclaimed “environmental awareness”, Canada is the global leader in open-pit mining. Canadian-based transnational corporations (TNCs) control 51% of global mining capital and Mexico in particular had a big role to play in Canada’s rise to become the world mining champion.

The neoliberal policies implemented in Mexico since the mid-1980s, codified and consolidated by the creation of NAFTA, were of great importance for Canadian mining companies. The erosion of labour rights aside, it is the repression of environmental movements, increasing militarization and autocracy, and the forced eviction of entire communities that have allowed for the establishment and survival of mining projects.

As of 2007, the Mexican government has granted 438 mining concessions, most of them going to Canadian companies. In the state of Chiapas alone, 72 projects cover 727,435ha of land (slightly larger than the Palestinian Occupied Territories). Half of this territory is now owned by two Canadian companies: Linear Gold and the Frontier Development Group. The territory passed into private ownership without the knowledge, let alone consent, of the communities located there, most of whom are peasants and indigenous people. The same is happening in the states of Zacatecas, Chihuahua, Sonora, Oaxaca, and Coahuila.

A similar fate awaits much of the world. Canadian mining companies are at work in Peru, Chile, Argentina, Bolivia, Guatemala, Brasil, Panama, Honduras, Colombia, Ecuador, El Salvador, the Philippines, Surinam, Ghana, Congo, Tanzania, Sudan, Zambia, Indonesia, Papua New Guinea, the United States, and Canada itself…

It is for these reasons that we call for a Global Day of Action against Open-pit Mining on July 22nd. Given Canada’s leading role in the global mining industry, we call for peaceful demonstrations in front of Canadian embassies across the world in order to show our condemnation of these mining projects that only leave behind desolation, poverty, and death for our people while enriching the few.

FAO Frente Amplio Opositor a la Minera San Xavier (FAO)
Cerro de San Pedro, San Luís de Potosí, México

(FAO’s resistance to New Gold and its subsidiary Minera San Xavier resulted in a legal ruling against said company. However, the Calderón government, in contravention of the law, has allowed the company to continue with its mining operation.)

APPEL

JOURNEE MONDIALE CONTRE LES MINES À CIEL OUVERT

Toutes les mines à ciel ouvert ont recours à des procédés industriels qui entraînent la destruction et l’épuisement des écosystèmes de la planète. La destruction des forêts, l’épuisement des sols, la contamination des cours d’eau et des puits, la division des communautés, les pots-de-vin pour les fonctionnaires du gouvernement, les menaces, le chantage et la violation et droits de la personne font partie des activités routines de l’industrie minière à travers le monde.

L’histoire de l’industrie minière au Mexique est longue. La richesse en ressources naturelles fut l’une des principales raisons derrière la conquête du XVIe siècle. Comme était le cas avec les autres terres autochtones du monde, l’extraction minière était très importante pour les colons mais pour les communautés affectées elle représentait le travail forcé, la mort, la destruction environnementale et l’appauvrissement. Malgré la longue lutte pour la terre et le succès de la Révolution Mexicaine de 1910, cette injustice historique sévit toujours. Aujourd’hui les forces colonialistes sont les entreprises minières, en grande partie canadiennes, qui continuent à s’accaparer des richesses des peuples autochtones à travers le monde, même au Canada.

Le Canada est le leader mondial de l’extraction minière à ciel ouvert. Les multinationales canadiennes contrôlent 51% du capital minier au monde et le Mexique ne fait pas exception. Les politiques néoliberales mises en œuvre au Mexique depuis les années 1980, renforcées par l’entrée en vigueur de l’ALENA, ont été très importantes pour les entreprises minières canadiennes. Au-delà de l’affaiblissement des lois du travail, elles ont su profiter du bâillonnement des mouvements sociaux, de la main dure de la police et de l’armée et de l’expulsion des communautés entières.

A compter de 2007, le gouvernement mexicain avait octroyé un total de 438 concessions minières, la majorité d’entre elles aux entreprises canadiennes. Seulement dans l’état de Chiapas, il y a 72 concessions totalisant 727 435 ha (un peu plus large que les Territoires Palestiniens) dont la moitié appartient à deux entreprises canadiennes, Linear Gold et Frontier Development Group. Ces territoires ont été cédés sans que les communautés qui s’y trouvent soient consultées, ni même avisées. La même situation se reproduit dans les états de Zacatecas, Chihuahua, Sonora, Oaxaca, Coahuila, la majorité des projets étant situés dans des communautés autochtones et/ou paysannes.

Le même destin attend les autres pays d’Amérique Latine. Il y a des projets miniers candiens au Pérou, au Chili, en Argentine, en Bolivie, au Guatemala, au Brésil, au Panama, en Honduras, en Colombie, en Equateur, en El Salvador, au Surinam… et autour du monde : Ghana, Congo, Tanzanie, Soudan, Zambie, Inde, Indonésie, Papouasie Nouvelle Guinée, Etats-Unis et même au Canada.

Pour ces raisons, nous proclamons le 22 juillet comme Journée Mondiale Contre les Mines à Ciel Ouvert. Nous faisons appel aux mouvements sociaux à manifester pacifiquement devant les ambassades canadiennes à travers le monde pour condamner ce type d’exploitation minière qui n’apporte que la destruction, la pauvreté et la mort pour nos peuples et ne fait qu’enrichir une minorité puissante.

FAO Frente Amplio Opositor a la Minera San Xavier
Cerro de San Pedro, San Luís de Potosí, México

(FAO s’oppose au projet minier de Minera San Xavier, filiale de New Gold, une entreprise canadienne. Malgré une décision légale en faveur de la communauté de Cerro San Pedro, le gouvernement de Felipe Calderón, en contravention de la loi, continue à appuyer l’entreprise qui continue ses opérations. )

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